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Green IT

December 1, 2010

L’ouverture cette semaine du sommet climatique à Cancun mérite, non pas qu’on parte en vacances au soleil (le MISC aime bien trop ses cours pour prendre des vacances), mais qu’on se penche, entre 100 feeds RSS, 40 tweets, 12 notifications Facebook et 20 mails, sur des questions de développement durable. Et pas besoin de regarder plus loin que sous nos yeux, à savoir notre écran d’ordi, pour nous questionner sur notre empreinte carbone et notre contribution au réchauffement climatique.

Car ce qu’on occulte peut-être trop souvent, avec le concept de « virtualisation » et autres discours de transparence et d’écologie informatique, c’est que tous ces usages et données requièrent des milliards d’ordinateurs, de serveurs, et plus simplement de kilowattheures.

A la rescousse, le « green computing », entendez par là informatique verte, écologique, durable quoi.
Toutes les grandes entreprises, informatiques ou non, se doivent aujourd’hui de communiquer et, accessoirement, d’agir sur leur consommation d’énergie et leur production de gaz à effet de serre. S’ensuivent de grandes campagnes de développement durable, qui n’ont échappé à personne. C’est beau, c’est vert, par exemple chez Google on crée la Climate Savers Computing Initiative avec WWF, on utilise l’énergie solaire, et on réduit la taille des serveurs. Et on va au boulot à vélo.

Le MISC restera néanmoins alerte et saura détecter les nombreuses campagnes de « greenwashing » auxquelles nous sommes tous quotidiennement sujets.

Il y en a un qui aurait du y penser, au « green IT », c’est notre cher ami Mark. Greenpeace ne l’a pas raté dans une récente campagne lui reprochant l’utilisation de charbon pour l’alimentation des serveurs de Facebook.

Un long chemin reste encore à faire. Google que je citais plus haut, malgré ses efforts, produit annuellement 315,250 tonnes de CO2 avec ses requêtes.

Consommer moins, ça peut évidemment être rentable. Les enjeux financiers de démarches dites de « green it » ont été démontrés. Par exemple, la virtualisation des serveurs permet un gain de place et une réduction des dépenses en matériel et en énergie considérables. Attention néanmoins à ces expressions de virtualisation et de cloud computing. Les données prennent certes moins de place, mais en aucun cas les systèmes se vaporisent dans les airs… Les serveurs sont encore présents, bien que moins nombreux.

On peut aussi sérieusement mettre en doute leur apport écologique, ce que fait Greenit.fr.
Greenpeace estime que le cloud computing consommera 1,963 milliards de kWh en 2020, partagés entre les centres informatiques et l’infrastructure télécoms et internet qui relient les internautes aux données.

Le cloud computing n’est en fait ni une solution, ni un problème en soi. C’est l’approvisionnement en énergie des serveurs qui doit être considéré. Greenpeace préconise l’utilisation d’énergies renouvelables et lutte contre l’utilisation du charbon et du nucléaire. C’est là que Facebook se fait épingler… Et c’est là que Yahoo! récolte les bons points utilisant le free cooling et en installant un centre informatique près des chutes du Niagara pour exploiter leur production hydroélectrique. La meilleure solution pour le moment semble donc être les centres informatiques éco-responsables.

Un autre critère est essentiel : le Power Usage Effectiveness, qui est le ratio entre le nombre de traitements informatiques réalisés et le nombre de kWh consommés. Greenpeace le prend désormais en compte dans ses rapports. Toujours selon Greenit.fr, avec HipHop for PHP, qui transforme le code PHP en code C++ et le compile avec G++, Facebook pourrait alors remonter dans les classements de Greenpeace puisqu’il utilise ainsi 2 fois moins de serveurs !

Pour accéder au décryptage complet du rapport de Greenpeace, c’est par ici.

Et puisque chacun peut contribuer à son échelle au développement durable, voici quelques humbles conseils (trouvés pour la plupart chez Clubic) pour continuer à naviguer et surtout à lire ce blog, le liker et le twitter sans culpabilité :

  1. Ne pas céder à la tentation de surconsommer et de se procurer le dernier modèle d’ordi tous les six mois. Produire, même « vert », c’est produire quand même. Allez, j’en remets une couche. Petite démonstration de Jim Puckett et Ted Smith dans Exporting Harm, the High-tech Trashing if Asia : 500 millions de PC contiennent approximativement 2 872 000 tonnes de plastiques, 718 000 tonnes de plomb, 1 363 tonnes de cadmium et 287 tonnes de mercure. Sachez que 0,3 gramme de mercure, soit le contenu d’un thermomètre ou d’un soixante-dixième d’une cuillère à café suffit à polluer un lac de 10 hectares au point où le poisson devient impropre à la consommation.
  2. Acheter un ordi haut de gamme pour de la bureautique entraine consommation inutile d’électricité.
  3. A l’inverse acheter un ordi bas de gamme pour un usage important n’est pas synonyme d’économie puisqu’il deviendra vite obsolète.
  4. Ordi branché = consommation d’électricité, même éteint.
  5. Pas d’ordi à la poubelle ! Pour s’en débarrasser, amenez-le à une décheterie ou à une enseigne électroménager qui le reprenne. Malgré le fait que certains déchets d’équipement électriques et électroniques sont scandaleusement refourgués aux pays du tiers monde, ça reste la seule solution aujourd’hui.

En conclusion, pour ceux qui veillent à et sur l’impact des nouvelles technologies sur la planète, je ne saurais que trop vous conseiller Greenit.fr, le blog collaboratif de la communauté française des TIC durables.

3 Comments leave one →
  1. December 1, 2010 2:15 pm

    Merci Nicolas, excellente cette idée de grotte !

  2. December 8, 2010 11:47 am

    merci pr l’information

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