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#2010 was…

December 31, 2010

Dans quelques heures, 2010 ne sera plus. Mais au fait, c’était comment 2010 ? Retour sur les sites internet, les innovations digitales, les campagnes de marketing web et mobile ou encore sur l’actu tweetée qui ont marqué l’année 2010.

  • Les sites les plus visités en 2010

Dans le monde :

1. Google (970 millions de VU)
2. Microsoft (869 millions de VU)
3. Facebook (648 millions de VU)
4. Yahoo! (630 millions de VU)

Source : Le Figaro.fr, étude mondiale du cabinet comScore, novembre 2010

Notez que Facebook est passé devant Google pour les sites les plus visités en 2010 aux Etats-Unis, avec 8,93% des visites totales contre 7,19%.

Source : Experian Hitwise

En France :

1. Google
2. MSN/Windows Live
3. Facebook
4. Microsoft
5. Orange
6. YouTube
7. Wikipedia
8. Free
9. Yahoo
10. PagesJaunes
… suite du classement et rapport complet ici.

Source : Médiamétrie/NetRatings, octobre 2010

  • Les sujets les plus Tweetés en 2010

Justin Bieber devant Paul le Poulpe ?! Tweete-moi je rêve.

Source : Mashable

  • Les vidéos les plus vues sur Youtube

1. Bed Intruder Song
2. Tik Tok Kesha Parody
3. Greyson Chance Sings “Paparazzi”
4. Annoying Orange Wazzup
5. Old Spice Ad
6. Double Rainbow
7. OK Go – “This Too Shall Pass”
8. The Twilight Saga: Eclipse – Trailer
9. Jimmy Kimmel Surprises Justin Bieber Fan
10. Gymkhana Three, Part 2

Les MISC ont largement participé à ce classement. So bright and vivid.

  • Les meilleures vidéos virales de 2010

N’hésitez pas à consulter le classement Mashable des vidéos virales publicitaires les plus innovantes. Parmi elles, A Hunter Shoots A Bear! par Buzzman pour Tipp-Ex, Guy Walks Across America par Conscious Minds Productions pour Levi Strauss & Co, Old Spice Responses par Wieden + Kennedy pour Procter & Gamble ou encore Write the future par la même agence pour Nike Football. Humour, détournements, originalité ou encore performance sont de bons facteurs de viralité.

  • Les présentations slideshare les plus populaires en 2010

Allez un peu de sérieux !

Il semblerait qu’une présentation “réussie” contienne une soixantaine de slides et une vingtaine de mots par slide.

Source : Mashable

  • Les meilleures innovations digitales de 2010

(ID’iab 2010, le palmarès de l’e-pub en France)

Quelques-unes d’entre elles :

– Yahoo! a travaillé le reciblage de la publicité display à un internaute en fonction de sa recherche
– M6 a développé des applications pour l’iPhone et l’iPad avec accès à M6 Replay, avec des spots vidéo en pre-roll pour les annonceurs
– 13ème rue a lancé Jetueunami.com avec une technologie de Betc Euro Rscg qui combine la 3D temps réel dans du Flash, avec synchronisation vidéo.

Source : JDN

  • Les meilleures applications, campagnes et innovations mobiles en 2010

(Mobile Awards 2010 organisés par Reed Business Information, en partenariat avec Stratégies et la Marketing Mobile Association)

Quelques unes d’entre elles :
– l’envoi d’iPads munis d’une application Mercedes à des footballeurs de Ligue 1 – Proximity BBDO pour Mercedes SLS AMG
– la possibilité de scanner du code barre de produits en magasin avec son smartphone, permettant l’accès à des infos, des conseils et des avis de consommateurs – Nurun pour L’Oréal
– l’application Gulli pour tablette numérique avec diffusion de la chaîne en direct, VoD, contrôle du direct, et possibilité de se créer un profil – Les Mobilizers pour Lagardère
– l’application m-commerce permettant la réservation d’hôtel avec photos, vidéos et service cartographique – Haiku pour Accor
– la réalité augmentée exploitée sur un paquet de pâtes – C4M avec Total Immersion pour Lustucru

Source : JDN

  • Les applications iPhone gratuites les plus populaires en 2010

1. Facebook, sans grande surprise
2. Angry Birds lite, hé oui, les gens aiment balancer des oiseaux
3. Words With Friends Free, Scrabble vs langage texto
4. Skype, tant qu’à faire dans le gratuit, autant ne pas payer le téléphone
5. Tap Tap Revenge 3, un mini Guitar Hero
6. The weather channel, c’est qu’il fait froid aujourd’hui ma bonne dame
7. Paper Toss, je pense l’appli de la procrastination par excellence
8. Zombie Farm, Farmville version Thriller
9. Rock Band Free
10. Talking Tom cat, en même temps c’est normal, c’est un chat

Les jeux ont donc la part belle dans ce classement ! Qui a dit que l’iPhone n’était pas un gadget ? Dans le classement des les applis iPhone payantes, il n’y a que des jeux !

Source : Topito

Et pour continuer ce review 2010, le meilleur du Fail, du Win et du Mème sur Publigeekaire ou encore les innovations techniques et numériques les plus significatives de 2010 sur Wired, qui place l’iPad en tête, puisqu’apparemment, “ceci est une révolution”.

Enfin 2010 c’était surtout une super année, un excellent cru en termes de MISC !

Bonne année à tous !

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Anonymous, ou défendre la neutralité du net.

December 28, 2010

Les Anonymous ont dernièrement fait parler d’eux en lançant des attaques vengeresses après les lâchages successifs (PayPal entre autres) dont a souffert le site Wikileaks, que je ne vous ferai pas l’affront de vous présenter.

Ces attaques DDOS (attaque par déni de service) qui ne sont pas nouvelles de leur part, ont pris pour objet, comme il est coutume avec les Anonymous, les ayant droits. Autrefois focalisés sur les institutions anti-piratages et les cabinets d’avocats spécialisés dans les droits d’auteur, les Anonymous se sont organisés cette fois afin de provoquer le plantage des serveurs de Mastercard ou d’Amazon.

On pourrait croire à un simple pied de nez faisant prétexte de la cause Wikileaks, pourtant il s’agit bien, comme l’a souligné Richard Stallman du Guardian, d’actes résolument politiques.


Souvent représentés avec un masque hérités de V pour Vendetta, ou par la silhouette de l’homme invisible, les Anonymous sont personne et tout le monde, anonymes (on l’avait deviné) et sans porte-paroles ni leader. Les Anonymous (dont le nom provient à l’origine du nom donné aux visiteurs non-identifiés sur les forums d’images dont l’emblématique 4chan)  ne sont pas nés avec Wikileaks, ni même avec KazaA.

Ils sont un groupement indistinct d’individus disséminés à travers le monde, qui apparaissent d’autant plus difficiles à cerner dans la mesure où ils s’apparentent au premier abord à une communauté de potaches férus d’informatique (on leur doit le YouTube Porn Day où tous les Anonymous sont invités à poster des contenus pornographiques sur la plateforme) qui font perdurer de manière bénigne les plus llooooongues private jokes du web (the long cat is looooong).

Cependant si la cause première de leur combat commun était la scientologie, leur revendication s’est recentrée sur Internet lui-même: aujourd’hui leur fer de lance est bel et bien la préservation de leur écosystème perçu comme menacé. Les Anonymous sont en effet devenus les ambassadeurs «rebelles » et politiques de la neutralité du net.

La défense de la neutralité du média, conception héritée de Tim Berners-Lee, qui pose le réseau comme devant être régulé comme un bien public et n’opérer aucune forme de discrimination dans l’accès à l’information.

C’est cette neutralité du net, qui trouve ses manifestations dans l’opensource, dans les logiciels libres, dans des sites comme Wikileaks, qui est menacée par les autorités de régulation, par les fournisseurs d’accès…que défendent les masqués.

Afin de défendre cet idéal de neutralité, les Anonymous s’emploient à utiliser des mythologies impressionnantes, qui donnent une identité tangible à une communauté virtuelle. On retrouve chez les Anonymous  l’idée de la puissance de l’anonymat.  “On the Internet, nobody knows you’re a dog » clamait ainsi un dessin du New Yorker. Si aujourd’hui il parait compliqué de l’affirmer, les Anonymous sont fiers de dire qu’eux y parviennent. Il suffit de lire leur site, whyweprotest, pour comprendre que le groupe n’a pas peur de jouer sur l’imaginaire de la société secrète afin de renforcer sa propre légende.   “Nous sommes vos frères et vos sœurs, vos parents et vos enfants, vos chefs et vos employés. Anonymous est partout, et nulle part en même temps. Notre force tient à notre nombre.”

Ainsi, au nom de ce combat, les attaques DDOS se sont multipliées. Pour les Anonymous, il s’agit bien d’attaques, puisque le nom de ces opérations prend le nom de « raids ». Les amis masqués ont d’ailleurs la main leste sur les images de guerre et les analogies belliqueuses pour signaler qu’ils sont prêts à en découdre. Au mythe de la société anonyme se superpose celui de l’armée souterraine.

Les raids s’organisent à partir de logiciels libres et des forums qui permettent de synchroniser ces attaques à but non-lucratif. Si bloquer un site peut paraitre inutile pour stopper les affronts faits à la sainte neutralité, voire totalement improductif puisque ces actions ne résultent pas en un vol de données, (tout au plus à des mails interceptés) c’est parce que la visée est une opération de mise en alarme du grand public.


Les Anonymous souhaitent ainsi dénoncer « l’illégalité » des méthodes de régulation des usages d’Internet  de manière… illégale, espérant ainsi « attirer l’attention sur l’injustice qui est sous nos yeux, de façon plutôt silencieuse pour l’instant »*.

Attendons-nous donc encore à revoir les masques sous les feux de l’actualité.

*Interview des Anonymous accordée à Numerama, septembre 2010.

MISC Greetings

December 25, 2010

Le top 5 des obsessions du MISC

December 23, 2010

À l’occasion de Noël, je vous propose de passer de l’autre côté du miroir afin de découvrir les coulisses de notre promo. Grâce à ce top 5, vous aurez un aperçu des private jokes récurrentes qui animent nos discussions et dont la teneur intellectuelle ne saurait vous décevoir. C’est parti pour le best of des préoccupations premières du MISC !

 

# 5

Les imaginaires

Les MISC le savent, s’il n’y avait qu’un mot à retenir de cette année au Celsa, ce serait celui-là. Le terme d’imaginaire s’emploie en effet journellement dans l’enceinte de l’école, à tel point qu’il est devenu culte. Depuis Patrice Flichy et son imaginaire d’Internet construit sur une idéologie de la technique, le MISC voit des imaginaires partout : l’imaginaire du hipster, de la ligne 3, du poney…bref, son regard critique sur le monde a été aiguisé. Le MISC sait se réapproprier les concepts étudiés en cours pour les appliquer au quotidien et ainsi renforcer involontairement son image d’étudiant pédant passionné.

 

# 4

Le gore

 

Une autre passion du MISC est d’envoyer des liens pour faire rire sa classe. Très souvent, ceux-ci renvoient vers des images ou des vidéos gores que la charte éditoriale de ce blog ainsi que la bienséance nous empêchent de diffuser ici. Comment expliquer un tel attrait pour le gore ? Il semblerait que le MISC soit un brin provocateur, un peu moqueur, mais surtout désireux d’élucider, à travers l’improbable et le loufoque, la plus grande question métaphysique : Pourquoi ?!

 

# 3

Le mémoire/le stage

A la fois sujets fâcheux, obsessionnels et inévitables, la rédaction du mémoire et la recherche d’un stage constituent les principales activités du MISC lors du mois de Décembre. Impossible d’échapper à la question “Tu en es où toi?”, qu’on regrette immédiatement d’avoir posée, tant les visages pâlissent. Mais cette effervescence insufle néanmoins l’énergie nécessaire pour venir à bout de ces travaux herculéens (puisqu’aux mémoire et stage s’ajoutent les projets de groupes, les présentations orales, un emploi du temps accablant, la neige…. oui le MISC aime se plaindre).

 

# 2

Le hashtag

Fidèles à leur réputation de geeks (quoique discutable, cf notre article Geek à tout va), les MISC sont “connectés” et adeptes des codes des médias sociaux. Ils ponctuent ainsi régulièrement leurs échanges d’un hashtag sagace #comme ceci, se retenant toutefois de les intégrer à leurs Powerpoints. Marqueur contextuel, le hashtag permet souvent aux MISC de s’exprimer avec toute l’ironie dont ils sont capables. #héouais

 

# 1

Le lolcat

L’obsession number one du MISC, c’est évidemment le lolcat… Il était même question d’en faire le logo officiel du Master, mais la raison a repris le dessus. Le lolcat est en effet à l’image du MISC : il s’exprime dans un jargon obscur (apprenez le lolspeak ici), et, tout comme lui, il n’existerait pas sans le web. Mais le MISC sait rester sérieux : c’est la viralité du phénomène qui l’intéresse, évidemment. Son statut de mème fera d’ailleurs l’objet d’un prochain article sur ce blog…#tobecontinued

Pour résumer, retenez simplement que les MISC adorent les lolcats gores au point d’en étudier les imaginaires dans leur mémoire. #JoyeuxNoël !

La réalité augmentée comme révélateur des violences conjugales

December 20, 2010

Les fêtes de fin d’années approchant les campagnes de sensibilisation aux violences conjugales fleurissent. L’un des ressorts fréquemment utilisé dans ces campagnes est de s’adresser à l’entourage des victimes et non aux agresseurs ou encore à leurs proies. Afin de faire agir cette audience “indirecte” les agences ont recours à un message responsabilisant voire culpabilisant : de par leur silence elle est en partie responsable des coups portés aux personnes abusées.

C’est le parti pris par l’agence W&Cie dans sa campagne choc lancée en novembre 2010 pour la Fédération Nationale Solidarité Femmes. Ou encore par “l’expérience sociale” menée par l’agence Ogilvy Johannesburg en mai dernier pour l’association POWA (People Opposing Women Abuse).

Cependant les nouvelles technologies semblent ouvrir une nouvelle tendance en terme de communication dans le domaine. L’audience connectée est en effet invitée (comme bien souvent) à “participer” à la communication. Cela se traduit par la mise en place de dispositifs technologiques positionnant l’internaute soit comme spectateur de l’agression, soit comme agresseur.

L’association Allemande Frauennotruf Munchen a ainsi récemment lancé avec l’agence Brand David une campagne s’appuyant sur un print présentant le visage d’une femme accompagné de la légende “Das ist nicht die realität”, c’est-à-dire “Ce n’est pas la réalité”. Le lecteur est ainsi invité à lancer l’application de réalité augmentée Junaio et à rechercher “frauennotruf” (à savoir “violence faite aux femmes”). Le mobinaute accède alors à un programme de réalité augmentée lui permettant de voir par delà le masque social de cette femme, en la voyant recevoir un coup.

Cette campagne s’appuyant sur le concept de double lecture de la réalité et de révélation par le biais des nouvelles technologies est très intéressante à étudier. Elle traduit en effet au travers de sa signature publicitaire “Ceci est la réalité” l’imaginaire d’enrichissement informationnel que porte, littéralement et figurativement, la technologie de la “réalité augmentée” ; ou de manière moins évidente les technologies RFID et autres flashcodes. L’interface du mobile se présente alors comme un écran permettant de déchiffrer une réalité “physique” cryptée, limitée en comparaison avec le monde “transparent” de data qu’offre Internet.

Cette mise en exergue des “limites” du monde réel par rapport au révélateur que représente le digital est un levier intéressant dans le cadre de campagnes souhaitant éveiller les consciences à des violences bien souvent cachées au sein des foyers (voir le Chatroulette a-like de Ni putes ni soumises, l’affichage en réalité augmentée du ministère de la justice des Pays-Bas ou encore la reconnaissance oculaire utilisée par Amnesty International).

Mais c’est aussi la position de l’audience qui est intéressante à étudier. L’internaute est ici invité à agir pour compléter le message. Bien que valorisée, sa participation est pour autant initiatrice des coups. Ce n’est qu’en cliquant sur le bouton “play” que la femme sera violentée. L’angle du coup renvoie également le mobinaute à la position d’agresseur. Cette personnification également utilisée dans le cadre de la campagne “Hit the bitch” est pour le moins polémique.

L’audience devenue bourreau sera-t-elle plus à même de réagir et de dénoncer les abus dans son entourage ? Ne serait-il pas plus judicieux de montrer les éléments pouvant mener à une telle situation à la manière de la campagne londonienne de sensibilisation aux risques du port d’armes blanches ? N’hésitez pas à partager votre avis sur la question.

Via Every-Ware

Les nouveaux supports de communication

December 13, 2010

Ça n’est pas un scoop, le marketing a tendance à souffrir d’une saturation de l’espace et de l’attention. En effet, on est par exemple exposés quotidiennement à des dizaines voire des centaines d’affiches publicitaires. Pour les marques, la difficulté de se démarquer des autres et même de se faire simplement regarder est d’autant difficile que les supports sont nombreux.

Pour remédier à cela les annonceurs explorent de nouvelles façons de communiquer avec nous, et ce à travers de multiples supports innovants dans leur format mais aussi dans leur façon de s’adresser aux potentiels consommateurs. Géolocalisation, ciblage, implication, interactivité et même expérience sont quelques tendances marketing que ces supports exploitent. Inès, Flore et moi avons imaginé la journée d’un personnage fictif, Arthur, et avons semé son parcours de nouveaux supports de communication.

Objets communicants

Il est 7h, Arthur se réveille au son de son Nabaztag. Le lapin numérique lui dit la météo et lui signale qu’il a reçu un mail avant de se brancher sur sa radio préférée. Arthur entend des publicités.

Le Nabaztag appartient à la nouvelle génération des objets communicants. Ces objets équipés de puces RFID peuvent recevoir ou communiquer de l’information, et s’enrichir continuellement de services intelligents et contextuels. Ils sont en permanence connectés à Internet et diffusent par le biais de signaux vocaux et lumineux des informations comme la radio, la météo, les mails… et peuvent même interagir entre eux.
En 2007, soit 2 ans après son lancement, le Nabaztag  s’était vendu à près de 130 000 exemplaires. La société Violet a depuis créé d’autres types d’objets communicants : le Mir:ror, les Nano:ztags (petits Nabaztags), les Ztamp:s, le Dal:dal. Une nouvelle version améliorée du Nabaztag, le Karotz, sortira en mars 2011.

Télévision connectée

Arthur prend son petit dej devant la télé. Un journaliste parle d’un nouvel album, Arthur « clique » avec sa télécommande et se retrouve sur la page internet qui lui permet d’acheter l’album.

Selon une étude de NPA Conseil datant de juillet 2010, en 2012, les télévisions connectées devraient représenter plus du ¼ du parc français. La télévision connectée crée de nouveaux usages. L’utilisateur peut désormais regarder un programme télévisé tout en le commentant ou en lisant les commentaires publiés par d’autres utilisateurs. L’écran télévisé se personnalise puisque l’utilisateur peut mettre en forme une page d’accueil adaptée à ses intérêts, à ses programmes et à ses sites préférés. Ainsi, la télévision s’apparente à une sorte de tour de contrôle du réseau domestique commandé par une télécommande avec clavier intégré ou par un téléphone portable.
Pour les annonceurs, la télévision connectée implique un renouvellement de la création publicitaire, des pratiques d’achat et des méthodes de mesures des audiences (on compte les taux de “tic” ou interaction avec la télécommande et non les clics).
Désormais, le service de paiement en ligne “Paypal” investit dans le t-commerce (commerce via la télévision connectée). Cette méthode permet à l’utilisateur d’acheter un produit immédiatement après l’avoir vu à la télévision.

Tablettes numériques

Arthur monte dans le bus. Il sort son iPad pour lire le journal, et est alors exposé à des publicités.

A l’heure actuelle, 70 % des utilisateurs de l’Ipad sont des hommes et 60 % d’entre eux sont âgés de moins de 39 ans. Ils l’utilisent principalement pour naviguer sur les réseaux sociaux, pour s’informer et consulter leurs mails. Avec l’arrivée sur le marché de tablettes concurrentes, on peut s’attendre à l’apparition de nouveaux utilisateurs et usages. On peut à ce titre citer l’initiative de Natalie Kosciusko-Morizet pour initier les personnes âgées à ce nouvel outil.
Selon une étude menée par Nielsen, les utilisateurs des Ipad sont plus réceptifs aux messages publicitaires que sur les autres terminaux. 39% jugent les publicités de l’IPad « nouvelles et intéressantes », 46% apprécient les publicités interactives, 49% sont susceptibles de consulter une annonce comportant une vidéo et 45% si elle contient des fonctions multimédia.
Les applications les plus populaires sont celles des médias et de gros annonceurs qui n’hésitent pas à investir dans ce support.

Marketing géolocalisé

Arthur descend du bus. Alors qu’il passe devant un Starbucks, il reçoit un sms sur son Smartphone l’informant qu’il a 30% de réduction sur les boissons chaudes. Il s’offre alors un café.

La connexion à internet des smartphones permet la géolocalisation. Ainsi, lorsqu’un détenteur de smartphone, ayant souscrit au préalable à l’offre, passe devant une boutique, il reçoit une publicité et même souvent des réductions. Le dispositif américain de géolocalisation Foursquare a atteint les 4 millions d’utilisateurs en octobre dernier, et ne cesse de croître d’environ 100 000 utilisateurs chaque mois. La société a amassé 20 millions de dollars en juin 2010. Starbucks est une des pionnières du marketing géolocalisé. Avec Foursquare, elle a lancé un dispositif de “check-in” dans ses restaurants, rapportant des points à l’utilisateur. Le bus est d’accumuler un maximum de points pour bénéficier de réductions. McDonald’s, Pepsi et Dominos Pizza, entre autres, ont suivi ce même modèle.
Le marketing géolocalisé est arrivé en France en 2009, notamment avec SRF et PromosLive qui avaient testé le procédé dans des centres commerciaux parisiens comme le Passage du Havre avec des marques comme Etam, Habitat, Haagen-Dasz, Hippopotamus… Ce type d’opérations permet de créer des achats d’impulsion ainsi que d’accroître la fidélité des clients.

Réalité augmentée sur ordinateur

Au bureau, à l’heure du déjeuner, Arthur profite de sa pause pour parcourir les sites d’opticiens afin de pouvoir choisir ses nouvelles lunettes. Il tombe le site d’Atol qui utilise la réalité augmentée, permettant « d’essayer » des lunettes sans bouger de son bureau.

La réalité augmentée permet de faire cohabiter en temps réel les images de la réalité avec des objets virtuels. Elle offre à la publicité de multiples perspectives : essayage, jeu, mise en situation… Elle rend ainsi les consommateurs acteurs de la marque.
En terme de ROI,  Total Immersion, entreprise française précurseur de cette nouvelle technologie, donne quelques exemples pour mesurer l’impact d’une campagne utilisant la réalité augmentée : une société ayant développé une application de “face-tracking” a enregistré 2 millions de visites sur son site internet.

Affiche interactive

Arthur sort du travail et passe devant un écran qui attire son attention. En effet, il semble avoir détecté son passage et réagir à ses mouvements.

Plus qu’un simple “panneau d’affichage vidéo”, il s’agit encore ici d’y implémenter un dispositif de réalité augmentée. L’image qui apparaît à l’écran peut (ou pas) refléter ce qui est en face d’elle. Y est alors ajouté une couche d’images et d’animations qui changent selon le passage et les gestes des piétons. Cette impression que l’écran “réagit” et prend en compte l’utilisateur est un facteur d’attention non négligeable, cependant il a bien sûr un coût et reste utilisé très ponctuellement dans les campagnes marketing. Ses usages augmenter néanmoins et ne passent pas inaperçus. On peut se demander combien de temps ces dispositif étonneront et capteront ainsi l’attention du public, en d’autres termes si “l’effet wahou” durera encore longtemps.
Exemple d’application : pour la série The Vampire Diaries, six vitrines de Los Angeles et de New York ont été équipées d’un système d’affichage interactif utilisant la réalité augmentée et le Bluetooth. Le piéton commençait par voir son reflet dans la vitrine, jusqu’à ce qu’un corbeau approche et effectue des cercles autour de son reflet, s’envole et le fasse disparaître. Pourtant, sur l’affiche, les voitures et les gens étaient encore présents et visibles autour du spectateur : tel un vampire il avait perdu son reflet.

 

Consoles vidéos et jeux en ligne

Il est temps pour Arthur de se détendre. Il allume alors son Xbox et se connecte pour jouer. Dans le gameplay, il est exposé à de la publicité qui lui indique le dernier film d’action qui sort au cinéma cette semaine.

63% des Français sont joueurs de jeux vidéos, c’est le premier loisir des Français. L’audience de ce média est prisée car ciblée mais aussi difficile à toucher par les médias traditionnels : il s’agit des 18-34 ans. Lorsqu’elle est en rapport avec le contexte, elle accroît le réalisme des jeux et reçoit un accueil favorable de la part des gamers. La publicité intégrée dans un jeu peut désormais changer au fil du temps, plusieurs campagnes peuvent se succéder dans un même jeu : c’est ce que l’on appelle la publicité “dynamique”. Elle est permise par le PC, la PlayStation et la Xbox qui se connectent à internet et dont les espaces publicitaires in-game sont mis à jour.

Voilà donc autant de nouvelles façons d’atteindre de potentiels consommateurs. En conclusion : jusqu’où faudra-t-il fuir ??? Plus sérieusement, le propre du marketing est d’innover sans cesse pour étonner et capter l’attention et l’approbation de ses cibles. A nous de veiller pour déceler les supports d’après-demain !

Geek à tout va

December 9, 2010

A moins d’avoir passé les 3 dernières années dans une grotte, vous n’êtes pas sans ignorer que le Geek est partout, qu’il est de bon goût et tout à fait fréquentable après des années de dénigrement.

Mark Zuckerberg ?  Geek.

Julian Assange ? Geek.

François Fillon ? Geek*.

A force de le voir partout, le mot est devenu un mot-valise, sémantiquement creux, qui peut désigner à peu près tout et n’importe qui. Plus précisément « n’importe qui… qui touche de près ou de loin à un ordinateur/aux nouvelles technologies ».

En effet,  il suffit de constater la tendance depuis quelques années à s’auto-définir geek pour comprendre que le mot plaît et tend à sortir de son ancienne signification, autrefois accordée aux techniciens ultra-férus d’informatique,  pour conquérir  tous ceux qui se sentent des affinités avec les innovations technologiques et le numérique en général. Les Misc 11 eux-mêmes sont étiquetés geeks au sein du Celsa avec une facilité déconcertante, alors que peu d’entre nous peuvent sortir du cours de XML du vendredi avec la tête haute.

Cette appropriation plus généraliste du mot geek a pris naissance sur Internet où le terme s’est popularisé progressivement grâce à de nombreux sites et blogs à succès, s’adressant à des cibles larges et non aux seuls passionnés de technique.

A mesure que se généralisent les usages d’Internet et de l’informatique, le mot a vu logiquement son nombre d’adeptes grossir, geek est désormais un élément consensuel de toute bonne politique de personal branding pour ceux qui se réclament d’une quelconque expertise en matière de culture digitale.

Pour n’en citer que quelques-uns : « Le Journal du Geek » la web-série « Hello Geekette », le fameux « geek test » ou encore les blog signés,”le Papygeek” ou « Le Publigeekaire » sont à l’image de cette popularisation.

Une définition commerciale a naturellement suivi, culminant avec la mode des chemises à carreaux et des lunettes cerclées, taxée de « mode geek » sous prétexte que nos amis les geeks ont apparemment le monopole de la myopie sévère.

Le geek, en ce qu’il désigne désormais potentiellement des urbains actifs ayant un grand intérêt pour les nouvelles technologies, devient également une cible publicitaire et, à ce titre, un adjectif couramment employé dans le monde de la communication pour désigner cette cible potentielle.

L’adjectif geek s’est également séparé de sa connotation « no-life » avec l’émergence du web social; il s’est également délesté de ses vrais/faux synonymes “gamer” et “nerd” pour devenir synonyme de cool. Zuckerberg ou encore la fine équipe de “Big Bang Theory” ne pourront pas dire le contraire.

Mais comme toutes les appellations visant à ranger les individus dans des cases, l’appellation geek est en premier lieu contestable par sa nature même, une étiquette ramenant avec elle des conceptions stéréotypées des individus. Le cas du mot geek est bien particulier puisque la culture geek, avec tout ce qu’elle possède de références, de private jokes, de vocabulaire depuis une quarantaine d’années, revendique un esprit anti-mainstream et non-conformiste.

En vulgarisant le mot geek, on dénature progressivement et complètement sa signification première, tout en célébrant la victoire de l’universalisme un peu fourre-tout de la culture digitale.

Pour nous quitter en beauté, une citation qui résumera tout le propos :

« Je suis un vrai “geek”. Je veux essayer toutes les nouveautés. En ce moment, j’utilise principalement un iPhone 3G, un Nokia, un iPod nano et, côté photo, un Nikon D700 et un Panasonic Lumix. »

François Fillon in SVM le Mag, numéro de juillet-aout 2009